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Promotion et recherche en psychothérapie
d’après la méthode du Docteur Vittoz

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Article de presse / Les 3 formes d’élimination

Les trois formes d’élimination

Même si dans l’opuscule de R. Vittoz il n’y a que trois pages, dont une sur la déconcentration, l’élimination est dans la méthode quelque chose d’important.

Ne nous trompons pas, l’élimination n’a pas pour but de " faire le vide " dans un cerveau, mais de le rendre disponible et contrôlé. Elle n’a par ailleurs aucune action sur le contenu de la mémoire.

J’ai appris par Henriette Galibert à distinguer trois degrés, trois formes d’élimination :

- l’élimination spontanée.

- l’élimination directe.

- l’élimination progressive.

1. L’élimination spontanée :

Nous faisons tous des éliminations spontanées dès le début des rééducations : la pratique de la conscience de l’acte et l’acte volontaire en sont un exemple.
Quand le patient s’implique dans son action, il se dégage de toutes ses idées perturbatrices et retrouve son unité.

2. L’élimination directe :

Il s’agit là de se débarrasser de quelque chose qui gêne en s’y attaquant directement, à l’aide d’un des exercices proposés par Vittoz à cette fin. Je ne donnerai qu’un exemple : l’exercice dit de la voûte.
Cette forme nécessite de bien cerner ce qui gêne en l’exprimant, et de bien le saisir pour le mettre de côté et se donner autre chose à la place.
Cela conforte souvent l’assurance de soi.

3. L’élimination progressive :

Elle exige de la volonté et mieux un certain courage.
Il est parfois des sentiments ou des pensées dont l’impact dans notre conscience est tellement fort que cela nous bouleverse, nous égare et fausse notre jugement.
C’est à cela que s’applique cette dernière forme.

Prenons le cas d’un sentiment : de vindicte, de rancœur, de culpabilité etc…
Il convient de l’évoquer volontairement et de le fixer par l’accueil sensoriel de l’état dans lequel il nous met, même si les sensations sont désagréables et elles le sont.
Exemples : boules, nœuds, tensions, larmes, sanglots, tremblement , froid et d’autres encore.
S’accorder un temps pour aller jusqu’au bout de toutes les associations d’idées qui se présentent.
Puis laisser s’éloigner en rentrant dans d’autres sensations.
Nouvelle évocation, en acceptant de rentrer dedans comme la première fois.
Laisser s’éloigner.
Et ainsi plusieurs fois de suite durant la séance, avec souvent la nécessité de le reprendre lors de prochaines séances.

Chaque fois que ce sentiment sera réactivé, bien entrer dans les sensations qu’il génère, toutes les sensations.
Au fur et à mesure de ce travail, l’impact de ce sentiment sera de moins en moins fort.
Aussi long que ce soit, viendra un temps où l’évocation de ce sentiment ne provoquera plus de réaction.

Le sujet aboutit à " être en accord avec soi-même ".

Jean-Paul Paulin


Par Jean Paul Paulin
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