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Promotion et recherche en psychothérapie
d’après la méthode du Docteur Vittoz

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"Vittoz et spasmophilie"

"Vittoz et le handicap"

"Pour l’Honneur de la Vie"

"Vittoz et spasmophilie"

" Méthode Vittoz et Spasmophilie " Parution dans la revue de l’Association " Spasmophilie et Sérénité " ( http://www.spasmophilie.com )

La méthode Vittoz peut être utile à un spasmophile de deux manières :

- au long cours, en l’aidant à repérer et à modifier des manières de vivre liées à son terrain spasmophile et productrices de symptômes,

- lors de crises aigues, d’angoisse, voire de tétanie, en apprenant à les apprivoiser et à les gérer.

1- Action au long cours :

Nous devons tenir compte des deux profils différents de spasmophiles :

- les blindés : pour se protéger de leur hypersensibilité, ils se ferment à leur environnement, mais également à leurs propres réactions, au prix d’un état de tension physique et psychique importants.
Ils auraient besoin d’apprendre à sentir et à lâcher, mais cela représente pour eux un danger (sentir = souffrir) et ce sont des personnes qui risquent de vouloir arrêter trop vite ce travail.

- les émotionnels : ils sont hyper-réactifs, vivant en permanence dans le "trop" et sous l’effet d’émotions mal contrôlées. Ils sont souvent soit dans des ruminations sur le passé, soit dans l’appréhension de l’avenir, mais rarement dans le présent.
Ceux-ci seront tout de suite enthousiasmés par le Vittoz car ils sentent que cela leur convient tout à fait.

Même s’il n’en n’est pas conscient, le spasmophile est en recherche constante d’équilibre et de contrôle cérébral.
C’est pourquoi la réeducation Vittoz dans toutes ses étapes lui sera particulièrement adaptée.

Nous soulignons plus particulièrement :

- dans la réceptivité : la pratique des actes conscients, simples, brefs, qui installent dans le présent. Des actes conscients gratuits, qui donnent l’occasion de se faire du bien, de se faire plaisir, ce que le spasmophile sait rarement faire. La réceptivité corporelle permet de découvrir les tensions multiples, source de douleurs et de les lâcher progressivement ;

- dans la concentration : les différents exercices de concentration permettent de découvrir qu’elle peut être un repos et non une tension épuisante. Ils canalisent une émissivité débordante. Les "courants" aident à soulager les douleurs, à retrouver de l’énergie ;

dans la volonté : se poser la question, à propos d’une décision : "est-ce que c’est possible ?" est importante pour le spasmophile, lui apprenant à être à l’écoute de ses limites véritables et donc de sortir d’un volontarisme épuisant ;

dans le traitement psychique : revivre une situation traumatisante récente ou ancienne, en présence d’une personne qui aide à accueillir les émotions et souffrances dans leur inscription corporelle présente, et dans la parole qui en surgit, permet d’agir en profondeur sur des sources de tension et d’angoisse.

2- Action sur les crises :

Lorsqu’une crise survient en séance, l’accueil conscient de toutes ses manifestations, aux côtés d’un thérapeute paisible et qui rassure permet de la traverser sans la subir passivement, ni avoir recours systématiquement à des médicaments.
Cela permet une dédramatisation pour les crises ultérieures.

Dans le quotidien, apprendre à repérer les premiers signes d’une crise et à les contrôler.
Apprendre à repérer les situations déclenchantes, afin d’y remédier.
Ce sont tous les exercices de réceptivité corporelle, sensorielle, émotionnelle qui apprennent à se connaître d’une part, et à retrouver le calme et la confiance d’autre part.

En un mot, la thérapie Vittoz est un des moyens qui aident le spasmophile à mieux se connaître et lui donne des outils simples pour se prendre en charge avec son terrain spasmophile.
On note chez de tels patients une diminution nette de l’impact des rechutes, puis une raréfaction même de celles-ci.

Docteur Colette Corm
Psychiatre et praticienne de la Méthode Vittoz

-* "Vittoz et le handicap"

" Comment la Méthode Vittoz peut-elle aider la personne handicapée physique ? " par Dominique Touroul-Chevalerie, Thérapeute Vittoz.

Pourquoi ce sujet ? Pourquoi ai-je tenu à vous en entretenir ?

Les circonstance de la vie m’ont amenée à m’ouvrir et à m’intéresser aux personnes blessées dans leur corps parce que, moi aussi, pendant une période de ma vie, j’ai entendu : " tu n’es plus une personne, tu es une malade "... et, j’ai endossé l’habit d’handicapée dont j’avais hérité.

La douleur, la fatigue, le découragement auraient pu avoir raison de moi mais, j’ai choisi de rebondir, en m’appuyant sur une partie de moi qui était intacte : la Confiance, la Foi en la vie, avec l’aide de la Méthode Vittoz et de différents thérapeutes.

D’où vient ce nom "Vittoz" ?

Le Docteur Roger Vittoz (1863-1925), né à Morges, fit ses études à l’Université de Lausanne, et les poursuivit à la faculté de médecine de Genève où il fut reçu médecin.
Contemporain de Freud, le Dr Vittoz a voulu travailler sur le "conscient" pour le consolider ou le reconstruire.
Sa Méthode soigne la dimension psychique en utilisant le canal du corps, la sensorialité.
Méthode de rééducation de l’activité cérébrale : le Dr Vittoz découvre que le cerveau a deux fonctions principales, l’émissivité et la réceptivité.
Le cerveau reçoit des informations = réceptivité.
Le cerveau traite ces informations et émet d’autres informations = émissivité.

La base de la Méthode sera donc de rééduquer ces 2 fonctions et de les équilibrer afin d’obtenir un bon contrôle cérébral.
La personne s’entraînera ainsi à un accord réajusté avec elle-même, avec les autres, et ceci face aux évènements.

Qui pouvons-nous aider avec cette Méthode ?
Toute personne choisissant de vivre le mieux possible le moment présent, quels que soient les évènements, les perturbations, souffrances physiques ou psychiques, et ce, par un RE-APPRENTISSAGE DE LA SENSATION.

Toute personne choisissant de VIVRE AUTREMENT en devenant l’ARTISAN de son mieux-être.

Nous verrons ultérieurement comment il est possible de se sentir guéri, même si notre corps nous abandonne.
La Méthode Vittoz est une méthode de reconstruction de soi, par soi, avec l’aide de thérapeutes.
Ici, nous nous intéresserons plus particulièrement à la personne handicapée physique.

Qu’entendons-nous par handicap ?

A un degré ou à un autre, ne sommes-nous pas tous handicapés par quelque chose ?

- Je suis handicapé parce que j’ai une extinction de voix, je suis cantatrice et je ne peux plus chanter,

- Je suis handicapé parce que je souffre de sciatalgie et je ne peux plus lacer mes chaussures,

- Je suis handicapé parce que ma moto a dérapé dans un virage et je me retrouve tétraplégique,

- Je suis handicapé parce que j’ai une sclérose en plaques ou toutes autres maladies du système immunitaire,

- Je suis handicapé parce que j’ai des cicatrices sur le visage et je sens le regard des autres sur moi,

- Je suis handicapé parce que le sommeil m’abandonne de plus en plus, et je deviens de moins en moins performant dans mon travail,

- Je suis handicapé parce que je suis atteint de la maladie de l’alcool, quelles qu’en soient les raisons : passé douloureux, dettes à payer (conscientes ou inconscientes), difficultés physiques ou psychiques, pôles enzymatiques perturbés...

Nous pourrions tenir compte ausi du handicap lié aux blessures de l’enfance : tous ces traumatismes qui induisent des peurs dans ma vie d’adulte, qui inhibent ma créativité et m’empêchent de bien vivre le moment présent.

La liste pourrait être longue et d’autant plus si nous prenions en compte le handicap mental, mais ce n’est pas le sujet de ce propos aujourd’hui.
La personne handicapée est en souffrance : elle souffre dans son corps, son coeur et son psychisme.

Quel que soit l’origine de ses maux, la personne mérite d’être considérée justement comme UNE PERSONNE, et non comme une malade ; elle mérite d’être respectée, d’être aimée, de retrouver sa dignité.

"Tous ceux que la vie a blessés dans leur corps ou dans leur esprit ont le droit d’être reconnus dans leur différence, dans leur dignité et dans leur désir d’autonomie quelles que soient leurs limites". Serge Tisseron.

Quel que soit le handicap ressenti, celui-ci devient un empêchement à vivre, une source de souffrance.
Mon corps me trahit, m’abandonne...
Je n’ai plus de prise sur lui, je ne peux plus compter sur lui, m’appuyer sur lui, tenir debout grâce à lui, gagner ma vie (parfois), chanter, danser, nager...
Je deviens triste, vulnérable, irritable...
J’en veux à la terre entière : à moi-même parce que je n’ai peut-être pas été assez prudent, aux autres, au monde médical, à Dieu, au chat qui passe...

Tout devient source de conflit, de douleur exprimée ou retenue...Et pourtant :

N’y aurait-il pas un moyen de faire AUTREMENT ? ...de VIVRE AUTREMENT, AVEC ce handicap ?

Quelle réponse peut apporter la Méthode Vittoz ?

Les moyens à notre disposition sont vastes, les exercices simples de la Méthode, isolés ou juxtaposés, permettent un mieux-être, une détente, un soulagement de la douleur, un retour à la joie, à l’unification de tout notre être...
Un livre entier serait nécessaire pour développer chacun de ces exercices et ses bienfaits ; je me contenterai donc de citer les plus adaptés à la personne handicapée :

Apprendre à s’ouvrir pour pouvoir ACCUEILLIR ce qui est là, à chaque instant et le recevoir.
Est-ce facile ? Non. Prenons un exemple :

Que fait l’escargot quand un danger ou un obstacle arrivent ?
Il se rétracte, rentre dans sa coquille, se protège dans sa carapace...
Il se sent à l’abri, certes, mais : peut-il voir ? Entendre ? A peine...
Sentir ? Encore moins.
Aller chercher sa nourriture ? Non.
Peut-il vivre longtemps ainsi ? Non.
Quelle peut être son issue ?

OSER, RISQUER un regard vers l’extérieur : est-ce que je suis en sécurité ?
Est-ce que je peux faire confiance à l’environnement qui me semblait hostile ?
Est-ce que je peux lâcher toute crainte et me défendre pour m’ouvrir à l’extérieur, me déployer...
De façon à accueillir l’air frais, le sol humide qui me permettra de glisser jusqu’à cette nourriture qui me fait VIVRE ?

Pour nous, c’est la même chose : pour recevoir notre nourriture et vivre - la réceptivité est de la "nourriture" pour nos cellules nerveuses - il est nécessaire de se sentir à l’aise, en sécurité, afin de pouvoir lâcher les tensions, s’ouvrir, accueillir et recevoir ce qui nous est offert.
S’OUVRIR, RECEVOIR à travers les 5 sens = RECEPTIVITE.

Etre réceptif, c’est ACCUEILLIR, c’est S’OUVRIR à LA VIE ; c’est SENTIR SIMPLEMENT, s’ouvrir, accueillir ce qui vient à soi, sans chercher...Accueillir le REEL, sans juger.
La réceptivité permet la détente cérébrale qui induit la détente musculaire car elle neutralise la tension nerveuse.

PRENDRE CONSCIENCE DE SON CORPS : prendre conscience de son espace corporel, de l’espace que l’on occupe, de SA place, sentir que l’on EXISTE, sensations cénesthésiques ( impression globale des sensations internes ), sensations kinesthésiques ( perception consciente de la position et des mouvements des différentes parties du corps ).

Prise de conscience qu’une seule partie de mon corps peut être atteinte.
L’idée de la douleur peut être UNE sensation parmi les autres sensations.
Je ne suis pas que douleur ou que soufrance...
Le reste de mon corps est INTACT.

Quelle est la " P. P. C. P." que je puisse faire ( la "Plus Petite Chose Possible" ) ?

Les ACTES CONSCIENTS : SENTIR l’acte, non le penser, l’analyser, le VIVRE, COLLER à mon acte pour qu’il n’y ait plus de place pour quoi que ce soit d’autre.
Les actes conscients calment, rassurent : CHOISIS, DECIDES, ils permettent d’affirmer ma volonté, de ranimer mon énergie, de me redonner confiance en moi.

La CONCENTRATION : faculté de pouvoir fixer sa pensée sur un point donné, de suivre le développement d’une idée sans se laisser distraire...La concentration procure donc le repos puisqu’elle évite les distractions et toutes pensées parasites.

La juste DISTANCE : par rapport aux objets, aux personnes, aux évènements. L’autre existe, tel qu’il est, dans sa différence, dans son espace de liberté à lui, et moi aussi, j’EXISTE, tel que je suis, dans ma différence, dans mon espace de liberté.

La VOLONTE : le Docteur Vittoz définit la volonté comme " une FORCE, une ENERGIE spéciale propre à chaque individu", "ouvrir le robinet d’un réservoir d’énergie", disait-il.

Prendre conscience donc de cette énergie qui m’habite et comment je peux l’utiliser...
En tenant compte des 3 conditions de la volonté :

1- Savoir ce que l’on veut,

2- Possibilité de ce que l’on veut,

3- Sincérité et vérité du vouloir.

QU’EST-CE QUE JE VEUX ? QUEL EST MON DESIR ?
Tous ces exercices constituent le traitement fonctionnel de la Méthode Vittoz.
Ensuite ou parallèlement, un traitement psychique peut être proposé :

La personne sera amenée à accueillir ce qu’elle ressent, à entendre ce que son corps lui dit, ce qui est touché en elle...

A l’exprimer...

Puis à choisir ce qui est bon pour elle.

" On peut être touché mais jamais entamé ", dit Vittoz.

Apprendre à écouter, regarder, toucher, sentir, goûter...
Se réapproprier tous ces minuscules bonheurs qui peuvent donner : un SENS à NOTRE VIE.

Un schéma pourra servir de conclusion :

___*__________________________ *____________________ I____I____ I __________->

Naissance Handicap

Handicap + ou - proche de la naissance. Est-ce que je choisis de m’arrêter là, de rester "englué" dans cet état que je subis ?

Ou : est-ce que je CONSENS A vivre avec, en choisissant la VIE, en allant vers un but, en donnant un SENS à ma vie ?
Et dans ce cas : quel est le petit pas que je peux FRANCHIR ?
Quel est le petit acte que je peux poser ?

Victor Franckl a pu survivre aux camps de concentration en donnant un SENS à sa vie, même dans des conditions insoutenables et il a créé la "logothérapie".

Rainer Haak a écrit une brochure : " Dans la maladie, le silence est une parole ",
et il cite : " Dans le silence de la maladie, je me pose des questions et j’écoute... Je m’interroge sur les causes profondes de ma maladie. Je m’interroge sur ce qui compte à mes yeux et sur ce qui me fait du bien".

Marie-Hélène Boucand, médecin atteint d’une maladie rare témoigne dans son livre : " Le corps mal entendu ", de sa confiance, de son combat pour laisser émerger tout ce qu’il y a de vivant en elle et repousser les limites de la maladie rare qui la touche.

Dans son livre : " Obsession et neurasthénie ; la Méthode Vittoz ", A. Junod nous cite : " Son champ d’action consenti à la maladie, lui fixer que l’extrême limite c’est le cerveau ; là, elle ne doit pas passer.
Que faire pour cela ? Du contrôle.
Et doucement, malgré la fièvre, la douleur, sentir le calme, la confiance en soi, le contrôle, sa volonté, faire de la réceptivité, envoyer des influx nerveux, sentir enfin sa liberté en face du mal : il me mutilera, il me tuera peut-être, c’est son métier, qu’il le fasse ; quant à mon âme, le sien est de vivre...
Donc, la voile à la confiance et à l’espérance. Le temps de la maladie n’est pas un temps d’arrêt pour le contrôle, au contraire, ce doit être un temps de vie intérieure et de victoire."

"Si l’homme extérieur en nous s’en va en ruines, l’homme intérieur se renouvelle de jour en jour". (Epitres de St Paul aux Corinthiens).

Si nous nous sentons impuissants devant cette maladie qui nous ronge, n’est-il pas possible de lui dire : "O. K. tu es là, mais MOI AUSSI, JE SUIS LA et il y a une parcelle de moi que tu n’atteindras jamais".
Cette acceptation et ce combat ne sont envisageables que si la personne handicapée physique est passé par les différentes phases :

- le déni,

- l’isolement,

- la colère,

- le marchandage,

- peut-être la dépression,

- pour arriver petit à petit à l’acceptation.

CONSENTIR = "sentir avec" : je consens à ce qui m’arrive mais je ne baisse pas les bras.

JE MOBILISE TOUTES MES FORCES pour me dégager de l’invasion de cette maladie.
Je ne me résigne pas, mais j’accueille la réalité qui va permettre toute la mise en oeuvre de la thérapie.

C’est à ce moment que le thérapeute de la Méthode Vittoz pourra "prendre soin" de la personne et l’aider à traverser sa souffrance : par des exercices simples, répétés comme des gammes sur le piano, et puis, par un traitement psychique éventuellement :

Qu’est-ce que je sens là ?

Qu’est-ce qui est touché en moi ?

Qu’est-ce que mon corps me dit ?

Qu’est-ce que je peux, veux faire pour aller mieux ?

Il est POSSIBLE d’aller mieux, de se réconcilier avec soi-même, avec son corps...

Il est POSSIBLE d’être heureux...
Et, même lorsque les limites du corps souffrant demeurent, il est possible, cependant, de trouver un espace de liberté intérieure pour s’ouvrir aux autres, à l’environnement, à une fleur, un sourire d’enfant, une odeur, même pour un court instant.
Des chemins s’offrent à nous pour rester bien portants. Il est de notre responsabilité de les découvrir, afin de les utiliser à notre avantage.

"Nous ne sommes pas responsables de ce qui nous arrive, mais nous sommes responsables de ce que nous en faisons".

Voltaire, lui, nous confiait : "J’ai décidé d’être heureux parce que c’est bon pour la santé".

Est-ce seulement réservé aux autres ?
Pouvons-nous choisir d’être en meilleure santé pour être plus heureux, ou d’être plus heureux pour être en meilleure santé ?

Dominique Touroul-Chevalerie
Thérapeute Vittoz
d.touroulchevalerie@yahoo.fr

-* "Pour l’Honneur de la Vie"

de Madame Henriette Jeanne-Trapier

Livre de mémoire, mais aussi un témoignage qui a pu voir le jour grâce à la Méthode du Docteur Roger Vittoz.

Si certains livres d’histoire se prévalent de raviver la mémoire d’une guerre atroce, il en est d’autres qui sont notre Mémoire et cet ouvrage en fait partie.
Son auteur avait six ans quand elle est venue habiter le Vercors avec ses parents et sa petite sœur, au pied des montagnes et des forêts de sapins.
En 1943 Henriette a huit ans et elle ne reverra plus jamais son père, torturé puis tué la veille de Noël, jeté dans un fossé et retrouvé par un chien.
Parce qu’il se veut bien plus qu’un simple témoignage, ce livre révèle une quête affolée de La Vérité.

Cette exigence est d’autant plus forte que sa seule motivation est l’amour qu’on a pour ses proches, surtout quand la férocité des hommes « en guerre » a définitivement tranché leur destin et, pour toujours, sali leur mémoire. « Leur vieillesse me manque » écrit l’auteur…

Pour retrouver la vérité, quel meilleur chemin que celui emprunté par Henriette…

Rejoindre la petite fille qu’elle fut, celle-là même qui lui livrera, à travers son ressenti, tous ces non-dits, ces messes basses en famille qui ont distillé à son endroit tant de souffrances, de honte et de doutes.

Accompagné dans son cheminement intérieur par la méthode du docteur Roger Vittoz*, et dans une démarche d’amour, de justice et de reconnaissance, l’auteur nous donne l’événement qui a muselé sa vie, l’a plombée pour des années, parce qu’elle a gardé « dans un petit coin secret, la conviction obstinée que son père était un martyr et un héros… »

* Méthode qui soigne la dimension psychique en utilisant le canal du corps, la sensorialité.

Comment cette thérapie peut nous apprendre à écouter notre corps, à réveiller sa mémoire, à accueillir nos émotions, nos blessures d’enfance, comment elle nous aide à les reconnaître, les nommer, y consentir, à faire ce "re-parentage", à réajuster notre passé à notre présent, à réconcilier l’enfant et l’adulte en nous, et, patiemment, comment elle nous amène à toujours plus d’Unité profonde dans toutes nos dimensions.

"Pour l’honneur de la Vie" d’Henriette Jeanne-Trapier,

parcequ’il se veut plus qu’un simple témoignage, ce livre révèle une quête affolée de la Vérité, dont la seule motivation est l’amour pour ses proches ; mémoires d’une famille dans le Vercors pendant la deuxième guerre mondiale.

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